Chirurgie hémorroïdaire

L'hémorroïdopexie par doppler

C'est une technique récente mais prometteuse par son efficacité. La Technique HAL est pratiquée pour des pathologies hémorroïdaires de grade 2 à 4, pour les 3 et 4, elle est souvent combinée à la technique RAR, soit une mucopexie.

En pratique : le signal DOPPLER de la sonde (bruit pulsatile) permet le repérage des vaisseaux à l'origine des hémorroïdes dans le canal anal puis d'effectuer des ligatures et la suspension des paquets hémorroïdaires en bonne place ( pour les prolapsus), afin de stopper les saignements et de faire réduire la taille des hémorroïdes par la diminution de l'arrivée de sang dans les coussinets hémorroïdaires.

Suite à cela les hémorroïdes vont rester en place et s'assécher en quelques semaines. C'est une intervention peu douloureuse qui ne laisse pas de cicatrice et ne nécessite pas de soins locaux. Elle peut être réalisée sous anesthésie générale ou loco régionale et est tout à fait adaptée à la prise en charge en ambulatoire.

Des études ayant été menée sur 3 à 5 ans de suivi montrent une efficacité de 88 à 96 % pour les rectorragies et 73 à 92 % pour les prolapsus.

Fissure anale

Ulcération de la partie basse du canal anal

Lorsque la fissure devient chronique, un traitement chirurgical s'avère nécessaire. L'intervention consiste à sectionner partiellement le sphincter (sphinctérotomie latérale) pour une fissure aigüe.

En cas de fissure chronique postérieure, on pratique une anoplastie supérieure (un bout de muqueuse anale est utilisée pour accélérer la cicatrisation) avec ou sans sphinctérotomie. Ce sont des interventions réalisables sous anesthésie générale ou loco régionale qui demandent des soins locaux par la suite, mais qui se pratiquent en ambulatoire.

Fistule anale

Infection de la glande située dans la partie haute du canal anal puis suppuration et abcès.

Le traitement chirurgical est systématique, il consiste en une résection du conduit pathologique.

Pour les abcès, il faut inciser pour en évacuer le pus et identifier le point de départ de la fistule ; s'il s'avère être profond, une seconde intervention sera nécessaire pour effectuer l'ablation du trajet de la fistule.